« Messieurs, je suis pharmacien dans un quartier populeux. »
Illustration de GUSTAVE COURBET pour Étienne Baudry, Le Camp des Bourgeois, Paris, Dentu, 1868. (© Librairie Malais, D.R).
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[en appendice]
Je vous livre donc quelques commentaires d’Émile Zola sur l’ouvrage :
Chacun de ses dessins est une satire
« J’ai entre les mains un livre singulier et intéressant, dont personne n’a encore parlé, et qui sera la curiosité de la semaine prochaine. Il s’agit d’une œuvre de M. Étienne Baudry , Le Camp des bourgeois, illustré par Gustave Courbet. Là est la grande attraction du volume. » (…)
« Le maître d’Ornans fait ses débuts dans l’illustration. C’est la première fois qu’il consent à travailler pour la librairie. Son talent, rude et solide, s’accommode assez mal des délicatesses de la gravure. » (…)
« Chacun de ses dessins est une satire. Il me semble que j’entends sa parole grasse, son rire épais, écrasant de son mépris les riches imbéciles qui ne comprennent pas la « bonne peinture » – la sienne. »
Zola résume ainsi l’ouvrage :
« Pour en revenir au livre de M. Étienne Baudry, c’est là une œuvre qui fera sensation. L’auteur est un utilitaire tombant à bras raccourcis sur la bourgeoisie fainéante et oisive. Il appelle « bourgeois » tous les inutiles qui ne travaillent pas, et, comme il veut que tout le monde travaille, il sonne le glas de messieurs les propriétaires. Des paysans, rien que des paysans, tel est son rêve. »
« Ce qui exaspère M. Baudry, c’est que nous ayons besoin de domestiques pour vivre. Il prétend qu’on peut se suffire, il cherche par exemple à prouver aux dames qu’elles n’ont pas besoin de cuisinière pour écosser des pois, ni de chambrière pour mettre leur corset. Je doute qu’il persuade cela à certaines coquettes de ma connaissance. »
Voir : http://www.cahiers-naturalistes.com/Salons/05-05-68.html
Et il vous reste une semaine pour en acheter un exemplaire :














